lundi 7 mai 2012
Par Julien Morin,
lundi 7 mai 2012 à 23:57 :: Brèves de mer
Les billets sont réservé nous passerons le mois de Juillet et d’août en France avec la famille et les amis.
Vous pouvez retrouver quelque photos dans l’album Nouvelle-Calédonie.
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lundi 2 janvier 2012
Par Julien Morin,
lundi 2 janvier 2012 à 09:51 :: Brèves de mer
Nous souhaitons à tous nos fidèles internautes et même aux autres une agréable année 2012 avec tout ce que vous souhaitez dedans.

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jeudi 20 octobre 2011
Par Julien Morin,
jeudi 20 octobre 2011 à 00:33 :: Les Escales


Nous y sommes!
Notre numéro de portable : (00 687) 73 71 26
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jeudi 14 juillet 2011
Par Julien Morin,
jeudi 14 juillet 2011 à 22:24 :: Les Escales


Nous arrivons par le nord sur l’île de Vanua Levu ; une des deux îles principales de l’archipel après une navigation de quatre jours assez fatigante avec au début un vent bien faible et pour finir avec une bonne brise.
Le port d’entrée, SavuSavu, est une ville tranquille et colorée, idéale pour se familiariser avec l’accueil exceptionnellement chaleureux des Fidjiens, fait de « Bula Bula » (bonjour, bonjour) éclatants et le fameux « Fidji time », art de vivre insulaire.
Nous nous amarrons à l’un des coffres de la marina familiale « Waitui marina » et patientons jusqu’à la visite des customs qui prolongent leur pause déjeuner jusqu’à 15h. L’inspection du bateau est vite faite et les formalités pas plus contraignantes qu’ailleurs. Ce n’était vraiment pas la peine de planquer le confit de canard dans le sac de trinquette et le champagne sous les durites du compartiment moteur ! Nota Bene : nous avions envoyé 48h avant notre arrivée le formulaire C2C, ce qui n’était pas le cas de Claude, un ami qui a été retenu longuement et contraint d’envoyer une lettre d’excuse au gouvernement. Après les Tonga, nous sommes contents de trouver des supermarchés bien pleins. Pour nous la vie n’est pas chère ; 1 dollar Fidjien équivaut environ à 40 centimes d’euros. Restaurants, shopping…la fièvre acheteuse nous gagne….entretenue par les musiques languissantes qui s’échappent des bars et des boutiques Indiennes. En effet, malgré une majorité de Mélanésiens plus de 40 p. 100 de la population est Indienne. La vague de migration a eu lieu dans les années 1880-1920 et correspond avec le début de l’exploitation massive de la canne à sucre. Ce phénomène est surtout remarquable dans les villes où la plupart des commerces sont tenus par les Indiens. Le spectacle dans la rue est des plus réjouissant ; les femmes sont gracieuses avec leurs sarongs de couleurs vives. Au marché, nous découvrons de nouveaux produits et apprécions particulièrement les petites friandises salées que les Indiens grignotent toute la journée.
Nous nous sentons bien à SavuSavu. Pour l’anecdote, la ville est dotée de sources d’eaux chaudes près de l’école. Les locaux ont bien compris leur intérêt et y font bouillir leurs marmites et leur linge.
Nous restons une dizaine de jours puis mettons le cap sur Viti Levu, 80 milles au Sud, l’île qui abrite les plus grosses villes des Fidji. La météo n’est pas avec nous. La brise est faible et un courrant contraire nous freine. Nous avons en effet préféré partir avant le coup de vent que nous essuyons pendant deux jours à Levuka, première capitale, choisie par les Anglais, malheureusement pas très bien abritée. Cette petite ville sous la grisaille nous semble bien terne après SavuSavu. Sitôt le vent apaisé nous poursuivons vers Suva, la nouvelle capitale à l’Est de l’île. En route, un beau deux mats à voile carré toutes voiles dehors nous dépasse : fabuleux !
La baie de Suva est vaste et protégée par un grand reef. Il y a de nombreux cargos au mouillage et il flotte dans l’air ainsi que sur l’eau des effluves de pollution. La ville nous semble gigantesque. Nous la longeons pour aller se placer avec les autres voiliers dans le fond de a baie, devant le Yacht Club. Comme à chaque fois que l’on change de groupe administratif nous devons nous présenter aux customs. Un taxi nous y emmène pour deux dollars. Dans le bureau surencombré de dossiers de la zone portuaire nos interlocuteurs ne sont pas pressés ; c’est le Fidji Time en action !
Une heure plus tard nous sommes dehors, un peu perdus aux pieds des buldings. Comme il se doit dans une grande ville, il y a beaucoup de monde, beaucoup de bruit. Nous voulons tout voir, tout acheter (fièvre acheteuse quand tu nous tiens !) et nous nous épuisons vite. Entre autre nous faisons l’acquisition d’une canne à pêche avec moulinet pour rivaliser avec Didier ; pêcheur talenteux. Nous commençons également à regarder le prix des peintures dans l’idée d’un carénage aux Fidji. Nous restons une semaine, descendant en ville tous les jours avec plaisir malgré un temps maussade caractéristique de ce côté-ci des montagnes qui s’élèvent jusqu’à 1325 mètres.
Pour se rendre à Lautoka, notre prochaine destination nous devons contourner l’île (100 milles environ) pour aller à l’Est, la côte sèche et touristique des Fidji. Nous passons devons Nadi qui abrite l’aéroport international et un très beau temple Indou.
A Lautoka nous mouillons tout près du quai de débarquement des cargos et profitons du ballet ininterrompu des grues qui chargent et déchargent les conténaires, agréable ambiance portuaire...en musique !
Lautoka, ville industrielle tout en longueur, incroyablement vivante, capitale de la canne à sucre. Les camions viennent de l’île entière pour déverser la canne dans le ventre de l’usine que nous apprenons à craindre puisque nous avons mouillé sous le vent de ses fumées. L’air est chargé en permanence d’une odeur de mélasse, de résidus de brulits et de poussière auxquels se mêlent les gaz des pots d’échappement lorsque nous marchons sur le bord de la route pour se rendre dans le centre de la ville.
Lautoka, ville sans prétention des ouvriers au bas salaire, ville de la débrouille avec ses magasins de vêtements de récup deuxième main, son marché immense et ses roulottes Indoues pleines de friandises acidulées.
A ce stade les Fidji nous ont conquis. Nous décidons de caréner à Vuda Point, petite marina excentrée où l’on peut voir des voiliers semi enterrés en prévision des cyclones. Et c’est parti pour un mois de travaux…
La Mandragore est née tordue. Nous décidons de corriger ses défauts sur la coque à coup de kgs d’époxy et de la doter d’un nouveau balcon avant.
La marina de Vuda Point est très agréable. Nous avons tout le confort nécessaire à un bon chantier ; douches chaudes, bar/restaurant, supérette avec pain frais tous les matins, temps ensoleillé. De plus pour se rendre à Lautoka (commander des peintures par exemple…) les bus sont fréquents et nous avons également la distraction du passage quotidien du petit train aux wagons chargés de canne. Les bateaux en carénage sont espacés et tu peux faire du bruit et du meulage sans que personne ne s’en plaigne.
Après le chantier nous décidons de prendre un peu de repos dans les Yasawas, un groupe d’île à 25 milles plus à l’Ouest réputé pour ses plages et ses eaux cristallines. Effectivement c’est très beau ; grande richesse des fonds avec des coraux magnifiques, reliefs montagneux escarpés et nombreuses aires de baignade. Toutefois la navigation dans ces parages est malaisée. Il faut se méfier des nombreux hauts fonds et récifs qui effleurent ainsi que des effets de vent et de courant qui tournoie autour des îles. Pour notre part nous avons fait beaucoup de moteur pour se rendre au lagon bleu car nous avions le vent de face plein Nord alors qu’il soufflait de l’Est à l’extérieur.
Concernant les mouillages, beaucoup sont en eaux profondes (plus de 15 mètres) heureusement de bonne tenue et presque tous sont rouleurs. Le lagon bleu est une exception, calme et bien abrité. Le spot est touristique ; hôtel, bateaux de croisière promène c….c’est joli mais après la Polynésie difficile de s’extasier…
Nous sommes restés une dizaine de jours aux Yasawas. Dans les villages nous avons eu bon accueil. Nous n’avions pas oublié d’apporter le cava au chef du village (parfois féminin comme cette octogénaire de Somosomo encore bien alerte). Le cava à base de racines du poivrier. Il est d’usage aux Fidji d’en offrir pour se faire accepter dans un village. Il est consommé dans toute la Mélanésie. Ici les locaux le réduisent en poudre et le diluent avec de l’eau pour le boire cul sec dans une petite coupelle que les hommes se font passer à tour de rôle en suivant le rituel (avant de boire il est d’usage de claquer une fois des mains en signe de respect et trois fois quand tu as bu). Il faut en boire beaucoup pour en ressentir les effets qui s’apparentent à ceux des drogues.
Comme aux Tonga peu de villages ont l’électricité, on cuisine au feu de bois, mais dans ce coin la nature est généreuse et tout le monde mange à sa faim. Il n’y a pas de supérettes et nous comptions sur notre nouvelle canne à pêche… grande illusion n’en parlons plus….
Pour conclure disons que nous avons été vraiment charmé par les Fidji.
Nous avons bien apprécié les paysages, l’ouverture d’esprit des Fidjiens, le coût de la vie, le réseau de bus, bref l’atmosphère…
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vendredi 24 juin 2011
Par Julien Morin,
vendredi 24 juin 2011 à 07:16 :: Les Escales


A deux jours de nav’ d’Assau, moins 24h puisque en chemin nous avons franchi la ligne de changement de date et perdu une journée sur le calendrier, c'est-à-dire que nous n’avons pas vécu la journée du samedi 11 juin, se trouvent les Niuas ; l’archipel le plus au Nord de Tonga. Nous arrivons de nuit et patientons à la cape auprès d’une mystérieuse pyramide naturelle, haute et massive ; une île divine sans aucun doute car sous sa protection la houle s’apaise et le vent de SE que nous avions serré au près s’essouffle ! Le lendemain au petit jour nous dirigeons la Mandragore vers la passe mal cartographiée de Niuatoputapu ; port d’entrée aux Tonga. Contrairement à sa troublante voisine, l’île présente un relief plutôt plat, et, avec son lagon intérieur, s’apparente plus au type corallien. Sur l’immense plage que nous longeons avant d’atteindre la zone de mouillage devant le village principal nous observons d’innombrables troncs d’arbres déracinés ; restes du tsunami du Japon qui a fait de nombreuses victimes ici. Nous piochons l’ancre par dix mètres d’eau à côté de trois autres voiliers, dont Julo ; celui de nos amis Annie et Didier que nous avions rencontré à Tahiti. Les retrouvailles sont chaleureuses et l’ambiance est à la fête surtout que Niuatoputapu promet d’être une escale intéressante. La nuit aucune lumière n’éclaire le village. Et pour cause, les habitants n’ont pas l’électricité ! Sans réfrigérateur ni télévision ils vivent en harmonie avec leur environnement. Ils se déplacent pour la plupart à dos de cheval, abattent un cochon ou des volailles le matin pour le repas du soir, pêchent, tissent et tressent entièrement à la main de fabuleux tapis de sol en fibres de pandanus dont la fabrication requiert la patience de plusieurs femmes en même temps durant plusieurs mois. Eux qui sont si isolés sont ravis de notre visite et curieux de nous connaître. Les gamins nous demandent des crayons et des hameçons tandis que les parents nous invitent à partager leurs repas contre la contribution d’un gâteau au chocolat, d’un kilo de farine ou une boite de fruits au sirop. Nous sommes heureux dans ce modeste village aux maisons bien entretenues où les cochons et les poules évoluent en liberté. Il y flotte comme un petit parfum de Casamance…
Ici le temps n’a pas de prise et le sourire est omniprésent. Le tsunami en Mars 2011 a provoqué une montée des eaux d’environs 4 mètres à la grande surprise des habitants qui y vivent sans grand moyen d’informations.
Nous restons une dizaine de jours charmés par ces lieux.
Le lundi 20 nous mettons les voiles en directions du S pour rejoindre Neiafu dans le groupe des Vava’u ; une petite navigation pépère avec deux nuits passées en mer. Les Vava’u se composent d’une centaine d’îles et îlots plus ou moins habités ; un paradis pour les navigateurs.
Les gens sont encore une fois charmants et le quartier bien poissonneux.
Neiafu la ville principale se trouve dans une baie très encaissée qui a la réputation d’être l’endroit le plus protégé des cyclones dans le centre Pacifique. 2 bases de charter y ont élu domicile.
Il n’y a pas grand-chose dans les petits magasins tenus principalement par les Chinois mais déjà il y en a ; ce qui n’était pas le cas à Niuatoputapu ! On peut également faire une bonne appro fruits et légumes au marché ainsi qu’y admirer un très joli artisanat.
Le vendredi avant la tombée de la nuit nous assistons à la mini régate hebdomadaire composée d’une dizaine de voiliers de voyage qui consiste à tirer des bords dans la baie qu’il vente ou non ! Ah ces Anglo-Saxons !!
Malgré cette profusion d’îles les bons mouillages sont plutôt rares, les fonds sont tapissés de cailles et souvent il faut mouiller par 20 mètres d’eau.
Notre mouillage préféré se trouve à l’O. La mer y est d’un bleu turquoise sur fonds de sable blanc. Le paysage de roches sculptées par la mer y est somptueux. Cà roule un peu à marée haute quand l’océan arrive à passer par-dessus le récif mais franchement le « Blue Lagoon » en vaut la peine.
Les Vava’u sont un spot touristique réputé pour l’observation des baleines qui y viennent frayer à partir de Juin. Malheureusement nous n’avons pas eu l’occasion d’en apercevoir.
Ayant une autorisation de séjours de 1 mois nous décidons de ne pas la renouveler et partons pour les Fidji un peu plus de 400 milles au 300°.
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vendredi 3 juin 2011
Par Julien Morin,
vendredi 3 juin 2011 à 08:44 :: Les Escales


Après une petite semaine passée à Suwarrow nous reprenons la mer en direction des Samoa, Il y a 15 nœuds de vent, encore sur notre arrière - on commence à devenir experts dans l’art de manier le tangon - plus de 500 milles à parcourir et La Mandragore avance bien. Nous arrivons rapidement devant Rose Island, réserve naturelle protégée bien tentante pour faire une halte à mi-trajet. Malheureusement la passe est étroite et mal cartographiée ; nous essayons tout de même mais alors que nous sommes déjà bien engagés à l’intérieur nous apercevons une barrière corallienne plus en avant qui nous semble infranchissable avec nos 1m80 de tirant d’eau. Nous faisons donc demi-tour direction Apia.
Nous arrivons à la capitale des Samoa un dimanche après-midi. Les autorités nous dirigent vers la marina par VHF. Cette dernière est récente et les visiteurs en voilier n’ont plus l’autorisation d’ancrer dans la baie. Les formalités du lendemain se déroulent dans la bonne humeur. Ces Samoans, tous mormons, sont bien sympathiques ma foi ! La ville d’Apia est agréable, pleine de vie, de bars et de boutiques où l’on trouve de tout à des prix raisonnables. Il y à même un Mc Donald !! Au bout de quelques jours cependant l’envie d’une bonne baignade devient trop forte et munie d’une autorisation de visite délivrée par un service administratif poussiéreux, nous décidons de rejoindre l’île voisine de Savaî. La première baie que nous abordons, Matautu Bay, est large avec un fond de bonne tenue mais l’eau est un peu trouble et le site ne présente pas d’intérêt particulier. Nous poursuivons donc vers Assau ; un petit village isolé, coquet, tranquille, édifié sur un sol de pierres volcaniques noires comme tous les autres petits villages de Savaî. Comme partout aux Samoas, les maisons ressemblent à des temples miniatures sans cloisons, sans rideaux et de ce fait lors de nos ballades nous avons l’impression d’entrer dans l’intimité du peuple. Avec ceux qu’on croise on échange des sourires et quelques mots en anglais, l’accueil est chaleureux et après notre passage les jeunes et les femmes rient … Les cochons, eux nous ignorent superbement !
Nous profitons de cette escale pour faire le tour de l’île en bus ; périple sympathique car Savaî est belle où nous croisons d’innombrables églises et assistons lors d’un bref arrêt à une cérémonie religieuse sur le bord de la route. Nous restons une petite semaine puis décidons de repartir en quête d’eaux translucides aux Tonga car les zones praticables en voilier n’en sont pas pourvues.
Avis aux navigateurs : Globalement se méfier des cartes marines aux Samoa et préférer les arrivées de jour surtout pour la passe de Savaî qui est bien balisée mais positionnée sur la carte environ 1M plus à l’ouest.
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vendredi 20 mai 2011
Par Julien Morin,
vendredi 20 mai 2011 à 22:52 :: Les Escales

Après 6 jours de navigation plein vent arrière à la tombée de la nuit nous apercevons les atolls bas sur l’eau de Suwarrow. Nous préférons ne pas prendre la passe qui mène dans le lagon sans visibilité et nous nous laissons dériver à la cape toute la nuit.
Le lendemain matin nous jetons l’encre par 7 mètres de fond dans un champ de patates. De toute façon il n’y a pas le choix, le lagon en est parsemé.
Les requins pointes noires de 1 à 1.5 mètres, qui ne nous lâcherons plus, sont déjà autour du bateau. Il y en a toujours un groupe de 6 à 7 parfois plus !! Pas terrible pour la baignade !
Anchorage Island qui nous abrite de la houle et du vent d’E à NE est un atoll perdu dans le pacifique où un Néo Zed Tom Néale a choisit d’y finir sa vie en ermite pendant une durée totale de 16 ans de 1952 à 1978 ! Il a écrit An Island to Oneself. Aujourd’hui cette île est protégée et déclarée parc naturel de l’archipel des Cooks. Hors saison cyclonique, de Juin à Octobre, elle est habitée par un couple de gardiens qui font payer une taxe aux bateaux de passage. Comme nous arrivons fin Mai l’île est donc déserte et nous profitons avec trois autres voiliers de son décor de rêve sans autorités ; ramassage de cocos, feu de bois sur la plage pour griller le thon rouge qui commençait à prendre de la pace dans le frigo ; moments sympathiques entre apprentis Robinsons.
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dimanche 15 mai 2011
Par Julien Morin,
dimanche 15 mai 2011 à 03:00 :: La Pêche
Mer calme, peu de houle, peu de vent et du poisson frais !!!


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samedi 14 mai 2011
Par Julien Morin,
samedi 14 mai 2011 à 00:51 :: Les Escales

Nous sommes en Mars et nous profitons de nos derniers mois d’escale en Polynésie pour visiter l’archipel des îles sous le vent appelé aussi « îles de la société »
Huahiné est la première sur la route de l’ouest. Elle nous charme par le cadre de ses mouillages et de son village Faré où il fait bon vivre. Là-bas nous retrouvons Manu et Christina, des amis qui nous indiquent de bons coins où faire son marché. Avocats, arbres à pain, bananes, citrons, pamplemousses, le tout à l’état sauvage aux détours des chemins de traverse ; on se croirait presque aux Marquises, avec une belle piscine en plus.
A quelque 40 milles à l’ouest nous arrivons dans un immense lagon aux eaux profondes d’une trentaine de mètres en moyenne qui héberge Raiatéa et Tahaa, deux îles voisines mais néanmoins assez différentes.
Raïatea est grande ; on y trouve la deuxième plus grosse ville en nombre d’habitant de la Polynésie Française. Il y a de nombreux commerces dont une place de marché dans laquelle se trouve une photo représentant un thon gigantesque de plus de 900 Kg péché dans les environs !!
C’est également le chef lieu de la plaisance : on y trouve tous les loueurs de bateaux et deux chantiers qui peuvent sortir nos voiliers.
Tahaa est beaucoup plus petite et on peut en faire le tour complet avec le bateau ce qui n’était pas le cas de Raiatéa. C’est l’île nature, presque sans voitures, tout le monde se déplace en scouter, même nous à l’occasion. Les mouillages sont sympas sauf celui devant l’hôtel relais et châteaux par forte brise. Néanmoins nous ne voulions pas manquer LE spot de snorkeling qui mérite bien sa réputation. Tandis que l’on se laisse porter par le courant dans un mètre d’eau entre deux motus dans une passe étroite qui rejoint l’océan, des myriades de poissons et de superbes coraux défient sous nos yeux ; c’est magnifique ….
Et enfin vient le tour de Bora Bora que l’on ne présente plus. Comme nous sommes hors saison, le lagon n’est pas envahi de plaisanciers ce qui est très appréciable pour découvrir ses eaux merveilleusement translucides sans avoir à supporter des voisins bruyants. Bora Bora est vraiment un paradis de la baignade sous la protection bienveillante de sa montagne que l’on distingue de partout. A terre nous sommes déçu par sa ville principale Vaitapé qui n’est pas un modèle d’urbanisme…Cette petite bourgade n’a rien de paisible ni de charmant ; les bâtiments sont laids, les odeurs nauséabondes et rien n’est prévu pour les piétons pourtant nombreux qui déambulent sur son unique route entre les pots d’échappements et les nuages de poussière produits par d’infernales voitures. Mais Vaitapé mis à part nous nous y sentons bien. Il existe des sites beaucoup moins agréables pour attendre la fenêtre météo qui nous poussera, la Mandragore et nous vers les îles Cook !
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mardi 1 mars 2011
Par Julien Morin,
mardi 1 mars 2011 à 04:07 :: Les Escales

Deux jours après notre arrivée à Moorea nous décidons de tenter la traversée de 10 milles jusqu’à Tahiti malgré le maramout encore puissant qui souffle dehors. Navigation laborieuse n’en parlons pas… Encore une fois nous arrivons de nuit et il est difficile de trouver une place dans le mouillage surencombré devant la marina Taina. Après quelques tours infructueux nous trouvons une bonne place près du ponton aux annexes. Le lendemain nous avons la surprise de constater que notre plus proche voisin est un ketch noir qui porte le doux nom de Mandragore. Les propriétaires Laurent et Hélène ont nos âges et sont curieusement partis de France la même année que nous.Ils vivent au mouillage dans le lagon depuis un an et après avoir galéré ont obtenu des bons postes ; Laurent dans l’approvisionnement des cargos et Hélène dans la communication à la radio. Ici le marché du travail est bouché. La situation économique de Tahiti est catastrophique. Plus d’un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et le nombre de chômeurs augmente chaque jour. La crise est grave et c’est l’une des premières choses que l’on nous apprend en arrivant. Le fénua (pays en tahitien) subit l’instabilité de son gouvernement, la corruption des politiciens, une baisse de fréquentation touristique importante due à la crise économique mondiale et le retrait progressif de la France depuis la fin des essais nucléaires. Endettés, mécontents, de plus en plus de Tahitiens réclament l’indépendance. Il faut souligner que l’organisation de la société est très inégalitaire. La vie est excessivement chère à Tahiti et le salaire minimum est plus faible que le SMIC français. Par contre certaines professions jouissent de salaires démesurés ; les professeurs expatriés pour des contrats de deux ans par exemple. Les popas (blancs en Tahitiens) avec leur fort pouvoir d’achat accèdent facilement à la propriété tandis que les Tahitiens, majoritairement peu qualifiés, vivent par familles entières dans des maisons modestes sur les bords de route. Il faut dire aussi que certain sont vite fatigué « fiu » comme il disent ici.
Pour notre part nous nous installons quelque temps devant la marina Taina.
Située à Punaauia, un des quartiers les plus chics de Tahiti, la marina est à une dizaine de kilomètres au Sud Ouest de Papeete. Il existe bien une autre marina plus proche du centre économique de l’île mais celle de Punaauia offre l’avantage d’être bien abritée des vents dominants et d’être à 5 minutes à pied du Carrefour, hé oui... De plus, passée la saison d’affluence des yachtsmen il y a beaucoup plus de place dans le lagon. Au mouillage nous rencontrons des navigateurs bien sympathiques et des amitiés se nouent…
De nombreux bus passent devant la marina pour se rendre à Papeete. Le trajet est long car la route de ceinture (celle qui borde l’île) est perpétuellement encombrée de voitures. Heureusement que les jeunes sont là avec leur musique pour égayer les passagers !
Tahiti est une île montagneuse. Les habitations se concentrent toutes sur le pourtour de l’île, laissant la montagne vierge. Le tour, d’une centaine de kilomètres, est vite fait. La côte Ouest est résidentielle tandis que la côte Est aux tombants basaltiques rocheux et aux plages de sable noir est plus sauvage. De nombreux surfeurs s’amusent sur les vagues formées par la houle de Nord. Tout autour de l’île les vallées se succèdent, chacune scindée de rivières où se déversent les eaux mouvementées des torrents issus de cascades plus ou moins spectaculaires. A mi-parcours la presqu’île offre un paysage rural avec des champs tranquilles où paissent des chevaux. D’en haut le panorama est intéressant, dommage qu’à notre passage le soleil n’était pas au rendez-vous. C’est également sur la presqu’île que se trouve le célèbre spot de surf de Teahupo’o avec sa vague mythique où se déroule chaque année une compétition mondiale. Malgré un service de bus, il n’est pas commode de se déplacer à Tahiti sans voiture et d’accéder aux nombreux sentiers de randonnées qui serpentent dans la montagne. Le temps de notre séjour nous avons donc plutôt fait des activités nautiques comme la mémorable sortie en potimarara ; embarcation de pêche à la dorade coryphène typiquement locale. Sur ce bateau à moteur (en moyenne 350 chevaux pour moins de 2 tonnes), le pilote se tient sur l’avant avec dans la main un manche qui selon le mouvement nous fait passer d’un coup sur 90° bâbord ou 90°tribord. Le principe de cette pêche est simple : les oiseaux indiquent où se trouve le poisson, une fois repérée le conducteur lance l’embarcation à pleine puissance à la poursuite de la dorade (Mahi Mahi) et le pêcheur, d’un coup de lance (Patia en tahitien), harponne la pauvre bête déjà bien fatiguée.
Sur le lagon, un dimanche matin de Juillet nous avons également eu le plaisir de nous retrouver dans une atmosphère étrange due à une éclipse totale de soleil. Drôle de sensation que d’être dans l’obscurité à cette heure où d’habitude nous sommes déjà en train de rôtir.
Je profiterai aussi du tournage du film « L’ordre et la Morale » réalisé par Mathieu Kassovits pour faire mon entrée en tant que figurant dans le milieu du cinéma. Ca ne paye pas lourd mais tout les frais sont compris (voyage en avion aller-retour sur l’atoll d’Anna dans les Tuamotus inclus). Chaque figurant dort dans une tente individuelle et peut se déplacer sur l’atoll avec un vélo qui lui a été remis. Pour les repas c’est réfectoire général au camp de base.
Les couleurs de l’atoll sont magnifiques et l’écosystème très riche.
Les habitants sont accueillants et Manu qui tient une superette, m’invite à passer le dimanche avec quelques copains sur le motu de son père ; banc de sable à 15 minutes en bateau à moteur du village principal. Nous profitons du trajet pour surveiller les parcs à poissons… Les poissons pierres sont toujours là…
Cet intermède cinématographique sur l’île d’Anna me permet de me re-civiliser loin du monde du voilier, à charge pour Agnès de surveiller La Mandragore restée à Tahiti. Mais au bout de quinze jours le temps se fait long. Agacé par la mauvaise organisation, les heures d’attente du tournage et le gaspillage d’argent qui résulte de ce genre de milieu je décide de rentrer plus tôt que prévu. Grand bien m’en prends car le soir même nous essuyons un coup de Maramout au mouillage avec rafales à 45 noeuds !
Le week-end nous apprécions également de se rendre avec La Mandragore sur Moorea ; une île magnifique située en face de Tahiti. C’est beaucoup plus reposant et nous pouvons nous baigner en toute tranquillité dans l’eau turquoise qui entoure le bateau ! Il y a de nombreux mouillages tout autour de l’île dont certains très beaux comme celui de la baie d’Hopunohou où nous avons passés les fêtes de fin d’année avec des bateaux amis ; Mandragore nos voisins de mouillage à Tahiti et Vent de soleil celui de Claude que nous avions rencontré aux Canaries…
Des Tahitiens nous garderons une image de gens simples et souriants, amateurs de bière Hinano, de danse et de pirogue. Plusieurs fois ils nous ont stupéfaits comme lorsqu’ils arrosent le bitume toute la journée pour rafraîchir l’atmosphère ou qu’ils tondent un terrain de foot au roto fils !
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vendredi 7 janvier 2011
Par Julien Morin,
vendredi 7 janvier 2011 à 06:28 :: Brèves de mer
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samedi 31 juillet 2010
Par Julien Morin,
samedi 31 juillet 2010 à 04:05 :: Les Escales

Au sud ouest des Marquises s’étend un archipel de 880 km2 célèbre pour ces atolls coralliens bas sur l’eau dont le plus connu est probablement celui de Mururoa, utilisé par la France pour les essais nucléaires : Les Tuamotus.
Situé sur notre route vers Tahiti nous nous arrêtons en premier lieu à Ahé ; Pèlerinage obligatoire car c’est sur cette île que le navigateur Bernard Moitessier a passé les derniers moments de sa vie et a écrit son livre Tamata et l’alliance. Ahé, comme tous les atolls des Tuamotus, est une ceinture de petits îlots (les motus) qui émergent en chapelet autour d’un lagon aux eaux peu profondes. Il n’y a pas de routes goudronnées mis à part dans le village principal et l’unique moyen pour rallier les motus reste le bateau.
La récolte du coprah (noix de coco concassée) et le ramassage des perles constituent les principales activités économiques de ces îles. C’est peu, surtout en cette période de crise où les fermes perlières tournent au ralenti. Dans le village les jeunes sont désoeuvrés. A peine débarqué qu’ils nous proposent de troquer des perles contre de l’alcool, l’haleine déjà chargée de relents d’ Hinano, la bière locale. Et Doucement les gars, c’est 9 heure du mat’…. C’est dimanche aussi, les églises sont pleines. Des trois lieux de culte de ce tout petit village d’à peine 200 âmes émanent des chants liturgiques en Tahitien. Ainsi nous nous promenons dans des allées vides et avons tout le loisir d’observer les habitations et leurs jardins. Contrairement aux Marquises il y a peu d’arbres fruitiers. N’oublions pas que le sol est corallien donc sableux. Seuls les cocotiers poussent naturellement sur les atolls. La terre doit être importée et l’eau de pluie stockée. Pour l’électricité, des parcs de panneaux solaires sont installés. Nous sommes également surpris de croiser si peu d’animaux « consommables » ; des poules bien sûr mais pas de cochons ni de chèvres. L’aliment protéiné de base est le poisson qui foisonne dans le lagon. Il y a bien une supérette mais les prix sont prohibitifs. Nous restons deux jours et filons vent arrière sur Rangiroa, île voisine distante de 80 miles plus à l’ouest.
Rangiroa est la plus grande île des Tuamotus avec 40 miles de long et 17 miles de large. C’est aussi la plus touristique. Son immense lagon est une véritable mer intérieure s’ouvrant sur l’océan via de nombreux chenaux et surtout deux passes profondes, lieux de prédilection des plongeurs, qui abritent une faune sauvage exceptionnelle ; requins et gros poissons en tout genre. Pour les voiliers le passage est délicat car, même si les passes sont larges, le courant est fort et provoque de gros remous à l’entrée.
Comme ses consoeurs l’île est plate, balayée par le vent et le tour du motu principal est vite fait en vélo. Pour répondre aux demandes des touristes certaines fermes perlières se visitent, il y a quelques restaurants et des boutiques souvenir au village. Peu emballés par Rangiroa, nous nous ennuyions vite et décidons de gagner rapidement Tahiti.
Tahiti est à 200 milles de Rangiroa et nous partons sous 15 nœuds de vent au travers. Alors que la météo s’annonçait clémente, en début de soirée le ciel se couvre, le vent passe au près et monte progressivement à 40 nœuds. Quelques heures plus tard le vent n‘a toujours pas molli. Nous essuyons grains sur grains toute la nuit ainsi que toute la journée du lendemain dans une mer hachée. Par moment les rafales montent à 50 nœuds. La navigation est éprouvante et ce vent contraire, le fameux Maramout, nous empêche de mettre le cap sur Tahiti. Vers 20 heures nous sommes en vue de Moorea, l’île sœur. A 7 milles le vent cesse brusquement, stoppé par les montagnes. Nous gagnons aisément la baie de Cook pour prendre un repos bien mérité.
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vendredi 14 mai 2010
Par Julien Morin,
vendredi 14 mai 2010 à 01:40 :: Les Escales


Pour notre première escale en Polynésie nous atterrissons dans le petit port d’Atuana, invisible du large, sur l’île de Hiva Hoa. La cote est abrupte, de grandes montagnes s’élèvent jusqu’aux nuages. Derrière une pointe rocheuse effilée, nous nous avançons dans l’étroite baie Tahauku, les eaux d’un coup deviennent calmes et nous rejoignons, derrière la digue, une flopée de bateaux serrés les uns contre les autres. Comme tous nos prédécesseurs, il nous faut mouiller une ancre à l‘arrière en plus de celle de l’avant. L’eau est trouble, la plage dans le fond grise, loin des clichés Polynésiens mais nous sommes bienheureux d’être arrivés et de retrouver de la compagnie. Par chance, Sabine et Jean-Paul sont présents et nous invitent le soir même à festoyer sur leur voilier avec un de leurs amis Marquisiens. Nous ne sommes pas très vaillants mais nous écoutons attentivement Sylvain, typé, tatoué avec une fleur de tiaré dans sa chevelure noire nous conter les charmes et les travers des Marquises.
Le lendemain, nous évitons le petit quai, pas bien pratique pour les annexes à cause du ressac, pour poser la Mandragorette contre un tronc, à terre. Le village d’Atuona est à une demi heure de marche sur une route bétonnée. Il n’est pas rare d’être pris en stop dans une de ces voitures tout terrain flambants neufs qui font la navette entre le village et l’unique station service de l’île, une des deux seule de l’archipel des Marquises. A Atuona, nous trouvons plusieurs superettes, une boulangerie et une poste. C’est un village tout simple, peu peuplé, avec vue sur mer qui s’étire paresseusement dans la vallée mais qui a une importance toute particulière car c’est ici que Jack Brel et Gauguin ont choisi de vivre leurs dernières années, pour la tranquillité. Un modeste musée leur est consacré où l’on peut voir des reproductions des œuvres du peintre et le célèbre avion jaune du chanteur sous un hangar commémoratif. Au cimetière, leurs tombes sont discrètes et fleuries. L’île est célèbre également pour ses vestiges archéologiques, pétroglyphes, tikis (sculptures de pierre à formes anthropomorphes de tailles variables), anciennes cases. C’est un bon prétexte pour faire des ballades en forêt au cours desquelles nous croisons moult arbres fruitiers sauvages, papayers, citronniers, manguiers, pamplemoussiers. Il n’y a qu’à se servir.
Après avoir passé une semaine sur Hiva Hoa, nous nous dirigeons vers le sud en direction de Fatu Hiva. Entre les deux nous cabotons une nuit par ici une nuit par là dans les différents mouillages de l’île de Tahuata. Certaines baies offrent un paysage désertique ; les cours d’eau sont à sec et les chevaux sauvages peinent à se nourrir ; conséquence de la sévère sécheresse due au phénomène el Nino qui sévit depuis plus de 5 mois dans l‘archipel. D’autres, majoritaires, heureusement pour la population, sont encore luxuriantes et fournissent une fraîcheur bienvenue à partir de 10h du matin. Au village de Apatoni, nous discutons avec plusieurs artisans locaux ; le sculpteur sur bois qui travaille depuis une semaine sur un didjéridou et le sculpteur sur os qui prépare une exposition à Papeete. Le contact est facile. La population ne vit pas enfermée chez elle. Les maisons du village donnent toutes sur un unique chemin pavé qui longe la mer. Elles sont grandes ouvertes, au vent et aux bonjours. Le temps est au ralentit. Chacun vaque à ses occupations lentement. Julien se fait des amis qui l’emmènent un soir à la pêche au rouget et nous offrent des côtelettes de cabris, tirées la veille au fusil dans la montagne. L’hospitalité marquisienne n’est pas une légende ; les gens sont simples et bienveillants, le rire dans le cœur comme le souligne si joliment Brel.
Après Tahuata, nous allons à la découverte de l’île de Fatu Hiva et sa célèbre baie des verges, oups pardon monsieur le curé, baie des vierges. Il faut dire que les pitons qui se dressent devant nous sont évocateurs ! Pour ma part j‘y vois plutôt des visages, plutôt protecteurs, plein d’une force étrange.J’ai du mal à en détacher le regard. Contrairement à ce que l’on a vu dans les autres îles, ici l’atmosphère est très humide. Il pleut fréquemment et de nombreux torrents descendent de la montagne. Au mouillage il y a encore de nombreux voiliers. Nous faisons la connaissance d’André ancien chef cuistot qui revient émerveillé de Patagonie. Durant notre séjour sur Fatu Hiva nous assistons également à l’approvisionnement de l’île par le célèbre cargo Aranui. Depuis 15 ans il ravitaille l’archipel des marquises deux fois par mois. Sur chaque île son passage est fêté. Et comme il transporte des touristes et qu’il faut les divertir, c’est l’occasion d’assister à des danses traditionnelles et des démonstrations des talents Marquisiens ; artisanat, savoir faire local. Quelques jours plus tard, nous faisons le plein de citrons, qui abondent dans cette île, et quittons cette superbe baie pour retourner à Hiva Hoa, plus au Nord. Nous y restons le temps de partager entre amis un gros thon jaune tout juste refroidi, faire un peu d’internet et quelques courses puis direction Hua Pu. Nous mouillons dans la petite baie d’Akahau, au vent, mais bien protégée par une digue, où se trouve le village principal. Au loin, surplombant la vallée se distingue des étranges pitons phalliques, menhirs géants ou dents de cachalots comme vous voudrez…. Nous grimpons jusqu’à une petite chapelle d’où nous avons un joli point de vue de la vallée. Une plage sur l’autre versant nous attire et nous voilà, une heure plus tard, en train de batifoler dans les rouleaux. Nous avons déjà un très bon aperçu des Marquises. Il nous reste à visiter Nuku Hiva, l’île principale. Encore une fois la plus grande bourgade des Marquises est un petit village de campagne, paisible. La baie de Taihoae est très large, ainsi, même si il y a beaucoup de voiliers, nous ne sommes pas les uns sur les autres. A terre, comme sur Hiva Hoa, les habitations, les administrations et les deux supérettes sont le long d’une route unique. Face à la mer, dans un jardin bien entretenu sont exposés de drôles de tikis. Il y a un petit musée tenu par une Américaine qui expose des pièces d’artisanat de collection. Il y a de nombreux mouillages sur Nuku Hiva, nous nous rendons pour le week-end au Nord de l’île dans la baie d’Hanao ; peut-être la plus belle des Marquises ; enfin, la plus carte postale… En effet après avoir été escorté entre les montagnes par une joyeuse bande de dauphins on se retrouve dans un lagon aux eaux claires, fonds coralliens, ceinturé de sable blanc. A terre, de grands cocotiers, quelques habitations bien entretenues, les habituels sympathies, volailles, cochons, chevaux, arbres fruitiers…Nous croisons là-bas Motai et sa famille qui travaillent sur Taihoae, mais qui se rendent dans leur faré chaque week-end avec des amis pour passer des bons moments de détente. Les siestes sont douces après un bon déjeuner de cabri braisé sous les cocotiers ; on se laisse bercer par les mélodies de Motai à la guitare et ainsi passe le temps aux marquises….
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jeudi 13 mai 2010
Par Julien Morin,
jeudi 13 mai 2010 à 20:50 :: La Pêche
Thon Jaune de 11 Kg

Tazar de 14 Kg !

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Par Julien Morin,
jeudi 13 mai 2010 à 20:39 :: Brèves de mer
La Transat
Nous avons navigué 23 jours pour effectuer un trajet long d’un peu plus de 3000 milles dans les alizés E / SE du Pacifique Sud. Une navigation un peu trop vent arrière à mon goût mais qui reste assez rapide avec peu de calmes et très peu de grains, assez propice à la lecture et même à la cuisine.
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